jeudi 22 juin 2017

Chez Max Schoendorff

CHEZ MAX SCHOENDORFF
Un film de Dominique RABOURDIN
Disponible en DVD


Image Vartan OHANIAN
Son Emmanuelle GIBELLO
Montage Michèle ROLLIN  Photographies Rajak OHANIAN
Réalisation & Production
Dominique RABOURDIN
Distribution LUNA PARK FILMS
2016 / 18' / 16/9 / DVD 5 toutes zones / Prix public 15 euros


Max Schoendorff dans son atelier

J’ai toujours été persuadé de la nécessité de filmer dans toute sa magnificence l’atelier de la rue Victor Hugo à Lyon où Max et Marie-Claude Schoendorff se sont installés en 1965. Depuis, ils avaient « cessé de se vouloir ailleurs ». Pour reprendre ce qu’écrivait Julien Gracq du célèbre atelier d'André Breton, rue Fontaine, « il y avait ici un refuge contre tout le machinal du monde ».

Après la mort de Max, le 20 octobre 2012, la nécessité de tout filmer n’a été que plus évidente. Il fallait montrer sa présence et son absence dans l’espace qu’il avait investi, où il avait vécu, travaillé, où chaque objet, chaque détail parle de lui, parle pour lui. Marie-Claude continue à y veiller, Max à le hanter.
C’est en montrant ce lieu, au fil des ans transformé à son image, et, en ce lieu, son travail, sa peinture, tout ce qui l’avait retenu sa vie durant, que l’on arrive essayer de faire comprendre qui il était. « L’accumulation finit par faire sens », disait-il.
Rien donc qui ne lui appartienne dans ce film: l’atelier, l’appartement, la cuisine, les bibliothèques, les alignements de signes et d’objets, les œuvres des amis, ceux de ses tableaux qu’il avait conservés.
Ses photographies par Rajak Ohanian, ami de toujours, la caméra de Vartan Ohanian, le montage de Michèle Rollin et les sons proposés par Emmanuelle Gibello permettent de se passer de commentaire. Reste sa voix : quelques réponses aux questions de Jean-Paul Jungo, collectionneur et complice.
A la fin, tel un fantôme, Max disparaît.
L’atelier défie le temps.
Dominique Rabourdin

mardi 7 mars 2017

Marc'O L'inespéré, à la Cinémathèque française

Cinémathèque française - cycle cinéma d'avant-garde.
Les vendredis 10 mars, 14 avril et 19 mai 2017.
Un programme conçu par Marc’O, qui sera présent à toutes les séances avec ses invités. Projections de films surprises. Signatures de livres et de films à la librairie de la Cinémathèque française.
« La base de ma vie, c’est l’oracle d’Héraclite d’Ephèse : ‘Si tu n’espères pas, tu ne trouveras pas l’inespéré qui est inexprimable et dans l’impossible’. J’ai mis 40 ans à comprendre que le mot essentiel était ‘l’inespéré’. On ne peut pas cibler le devenir, il faut être la flèche et suivre l’attracteur étrange. » (Marc’O, 13 février 2015)
Pour célébrer dignement les 90 ans de jeunesse de Marc’O, il faudrait bien plus qu’un cycle de films, tant le parcours s’avère inépuisablement riche d’expérimentations. Tout jeune résistant pendant la Seconde Guerre Mondiale, à l’orée des années 1950, Marc-Gilbert Guillaumin commence par produire trois des initiatives majeures du Lettrisme : la revue Le Soulèvement de la jeunesse (1950), le film Traité de bave et d’éternité (Isidore Isou, 1951) et le mythique numéro de Ion (1952) entièrement consacré au cinéma, qui réunit des contributions signées Isou, François Dufrêne, Gabriel Pomerand, Yolande de Luart, Guy Debord ou Gil Wolman. Son premier film, Closed Vision (1954), associe la discrépance lettriste au monologue intérieur joycien, enluminé par une plastique oniroïde et polymorphe ; en 1958, il tourne Voyage au bout d’un rêve, court-métrage pour l’instant introuvable. 
À l’American Center qu’il dirige, au Théâtre des Arts, au Théâtre Récamier, Marc’O monte L’ivrogne corrigé, L’Entreprise, puis dès 1963 ses propres textes, Le Printemps, avec déjà Pierre Clémenti et Bulle Ogier, Les Play-Girls et L’anticame (1964), Les Bargasses (1965), qui conduiront l’année suivante au spectacle le plus expérimental et influent de l’année 1966, Les Idoles, dont l’auteur rappelle qu’il pouvait durer toute la nuit. Parallèlement, il devient parolier, écrit des chansons pour Jean-Pierre Kalfon (« My friend, mon ami », 1965), Valérie Lagrange (« Mizzie la pie », 1966), les sept morceaux des Bargasses, les 19 chansons des Idoles. Après le triomphe de cette pièce puis de sa transposition filmique en 1967, Marc’O part en Italie avec Jean-Luc Godard, Daniel Cohn-Bendit, Dominique Issermann, pour tourner ce qui deviendra Vent d’Est. Il quitte le projet pour Reggio Emilia où il monte Guerra e Consumi avec les habitants et déclenche l’occupation du théâtre municipal en octobre 1967, six mois avant l’occupation de l’Odéon. Avec un groupe de militants, il réalise De l’impossibilité de jouer Électre aujourd’hui (1968). Au Maroc, il poursuit ses recherches intensives sur le mouvement et cosigne avec Dominique Issermann le magistral documentaire Tam Aut, trésor d’arts gestuels et de chorégraphies traditionnelles désormais disparus.
De retour à Paris, il reprend la mise en scène, écrit Flash rouge, un opéra rock interprété par Catherine Ringer qui rencontre à cette occasion un jeune guitariste, Fred Chichin. Dans le cadre du Groupe Recherche Image (INA), Marc’O explore les « Nouvelles Images » issues du synthétiseur vidéo, avec pour première manifestation une version filmique de Flash rouge(1978). Interprétés par les Périphériques vous parlent et leur troupe Génération Chaos, à partir de 1992 de nombreux spectacles associent arts de la scène et vidéo, tels Citoyens en France (1996-2013). Neuf décennies d’intense réflexion sur le geste, le mouvement, le soulèvement, le jeu, la liberté, la pulsion de vie.
Nicole Brenez


dimanche 20 novembre 2016

Les Idoles (presse)

Chronique de François Angelier", dans son émission Les émois" sur FRANCE-CULTURE, consacrée vendredi 18 novembre à l'édition DVD du film LES IDOLES 

Les émois. Le crépuscule des yéyés : Les Idoles de Marc'O


Et c'est paaaarti ! Avec Pierre Clementi en rocker cuir et pin's, Bulle Ogier façon clone futé de Sylvie Vartan et Jean-Pierre Kalfon mué en crooner glam, peroxydé et mélancolique, ajoutons Bernadette Lafont en soeur sourire, Les Idoles deMarc'O (1967), adaptation cinématographique de sa pièce à succès de 1966, demeure une fort réjouissante dénonciation du yéyé-market des années 60. Une bourse au succès qui, revue par Marc'O, ce compagnon de route des lettristes et des situationnistes, défenseur de la figure-phare de l'acteur, devient un fort réjouissant jeu de massacre. Roulez bolide ! un DVD Luna Park films.






Les Cahiers du cinéma n°728, déc. 2016



mardi 13 septembre 2016

Présentation du DVD Les Idoles à Potemkine

Jeudi 20 octobre 2016 (18-20h)
présentation du DVD LES IDOLES (1967)
en présence du réalisateur Marc'O
et de Jean-Pierre Kalfon 
à Potemkine
30, rue Beaurepaire
75010 PARIS
M° République ou Jacques Bonsergent

Rencontre avec Marc'O et Jean-Pierre Kalfon (vidéo)



mardi 2 août 2016

LES IDOLES

Le film mythique de Marc'O, LES IDOLES,
sera édité en DVD par Luna Park Films
le 4 octobre 2016
et disponible sur notre BOUTIQUE



















lundi 2 mai 2016

LES IDOLES de Marc'O

LUNA PARK FILMS éditera en DVD LES IDOLESfilm culte de Marc'O


Sortie officielle le 4 octobre 2016
(et disponible sur notre BOUTIQUE)





Marc'O fonde et dirige pendant 7 ans l'école de théâtre de l'American Center du boulevard Raspail à Paris, la transformant progressivement en un creuset d'acteurs aujourd'hui reconnus : Marpessa Dawn, Bulle Ogier, Jean-Pierre KalfonPierre ClémentiValérie LagrangeJacques HigelinElisabeth Wiener, etc. En 20 ans, il écrit et met en scène une quinzaine de pièces de théâtre associant la musique et le jeu de l’acteur, qui vont marquer fortement le théâtre français des années 1960 à 1970 (et au cinéma Jacques Rivette dès L'Amour fou). Introduisant la musique comme composante fondamentale de l'expression théâtrale, il donnera naissance à ce qu'aujourd'hui on appelle le Théâtre musical.

En 1966 (au Bilboquet puis à Bobino), il monte la pièce musicale Les Idoles, grand succès salué par la critique et le public. Il en tire un an plus tard le film du même nom qui réunit Jean Eustache au montage, André Téchiné comme assistant, Bulle Ogier et Pierre Clémenti, Jean-Pierre Kalfon comme acteurs. Le film, tourbillon critique contre l’arrivée de l’idolâtrie yéyé, est aujourd’hui un film culte et la référence d’un cinéma « d’un autre type ».

LES IDOLESFrance, 1967, 90', coul., 1:1.66
Avec Bulle OGIER, Pierre CLEMENTI, Jean-Pierre KALFON, Valérie LAGRANGE, Michèle MORETTI, Philippe BRUNEAU, Joël BARBOUTH, Marie-Claude BRETON
et la participation de Bernadette LAFONT, Henry CHAPIER, Francis GIROD, Jean-Marie SERREAU, Remo FORLANI, Pascal AUBIER et Daniel POMMEREULLE
Musique originale : Stéphane VILAR et Patrick GREUSSAY. Montage : Jean EUSTACHE, assistants à la réalisation : André TECHINE et Vincent GARDAIR, directeur de la photo : Jean BADAL, costumes : Jean BOUQUIN. 

Au temps du yé-yé, l'ascension et le décadence de trois vedettes de la chanson, "fabriquées" par d'habiles producteurs au détriment de leur vie privée et dans le mépris du public. A l'occasion d'une conférence de presse-spectacle censée annoncer leur formation en trio, Gigi la folle, Charlie le surineur et Simon le magicien, racontent leurs parcours : succès programmés, flops, compromissions, mariage arrangé : ils dénoncent leurs imprésarios et se sabordent en public.
















L'idole est l'incarnation en un individu de l'aspiration à la réussite des autres qui n'y parviendront jamais ! (Philippe Bruneau in Les Idoles)


De nombreux suppléments :
- Les Bargasses (1965, 5')
Extrait filmé du spectacle de Marc'O qui précéda Les Idoles
- A Rebours, Les Idoles (2016, 9')
De la pièce au film. Nombreux documents inédits.
- Flash back (2010, 26')
Marc'O retrace la genèse de son premier film (Closed Vision, 1954), le contexte de l'époque, les pratiques et les intuitions artistiques qui ont fécondé sa démarche.
- Sensibilité aux conditions initiales (1997-2016, 35') Cette pièce musicale exprime la révolte face à la difficulté d'être soi-même dans un monde qui réduit l'individu à accepter n'importe que travail à n'importe quelles conditions. Réalisation : Marc'O.

Date de sortie du DVD : le 4 octobre 2016
14,99 euros

Mediapart - sept. 2016
loeildutemoin.com
Les Inrocks
Portrait de Marc'O (entretien avec Gilles Tordjman / 01-2011)
www.filmcomment.com (en anglais)



Jean-Pierre Kalfon, film Les Idoles
Bernadette Lafont (en soeur Hilarité), film Les Idoles
Pierre Clémenti et Bulle Ogier, film Les Idoles
Article dans Combat par Henry Chapier, sur la pièce Les Idoles (1966)
Daniel Pommereulle en clergyman, film Les Idoles 
Bulle Ogier et Jean-Pierre Kalfon, film Les Idoles

Jean-Pierre Kalfon, film Les Idoles
Michèle Moretti, Pierre Clémenti et Joël Barbouth, film Les Idoles

Valérie Lagrange, Philippe Bruneau et Michèle Moretti, film Les Idoles

Affiche de la pièce Les Idoles créée par Marie-Laure de Noailles

Bulle Ogier, théâtre Le Bilboquet, pièce Les Idoles (1966)